dimanche 20 novembre 2011

« Depuis que j'ai réalisé qu'aimer signifie toujours aimer un mortel, j'éprouve moins d'empressement à tomber amoureuse, comme si c'était devenu une occupation de second ordre.

Un amant bien ancré dans l'existence, pragmatique et à mille lieues de mon épouvante me donne l'impression de faire l'amour avec une chaise ou une calculatrice. Je n'ai rien à partager avec quelqu'un qui ne réside pas au même sous-sol que moi. Je commence seulement à m'oublier un peu dans les bras de quelqu'un qui ne sait plus quelle heure il est. » p. 207

Elisa Brune, La mort dans l'âme.

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